Dimanche 9 mars 2008
Tel objectif qui pique moins sur les bords à 5.6, telle cellule qui mesure au 1/16 de diaphragme... Je suis parfois perplexe devant les préoccupations qui taraudent certains débutants. Je ne renie pas l'intérêt pour le matériel, je m'inquiète d'une tendance bien alimentée par le marketing et la publicité.

Les images de Curtis,
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Strand,
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Lange,
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Hine...
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Quelle technique ? Quel piqué ? Quelle cellule ? Combien de paires de ligne par millimètre ? Et pourtant, quelle qualité ! Quelle émotion ! Certaines plaques autochromes sont des chefs-d’œuvre. Votre matériel est-il moins performant ? Votre cellule ? Votre bracket automatique ? Votre mesure multizone ? Votre flash TTL ? Il est louable d'améliorer le rapport signal/bruit : à cet égard, le dernier album de Michael Youn est un chef-d’œuvre en comparaison des premiers albums de Miles Davis ou de Sarah Vaughan. La comparaison s'arrête là. La technique au service de l'expression, pas comme fin en soi.

Il est utile et même indispensable de se préoccuper du matériel. Les débutants sont logiquement amenés à se poser de nombreuses questions. Mais l'excès tue. Beaucoup de réponses proviennent de la pratique. Oui, vos Olympus, Canon, Nikon, Minolta, sont suffisants pour faire de bonnes images. Un Holga aussi. Un sténopé. Un jetable pendant qu'on y est !
Vous avez le droit d’aimer le beau matériel mais il n’est pas indispensable. Est-ce que ceux qui achètent des Rollex le font vraiment parce qu'elles donnent mieux l'heure qu'une montre à 10 balles... ?

Mon professeur de photographie aurait donné des frissons à beaucoup : un vieux Pentax dans un sac en skaï (pas le dernier Domke à 200 euros), les objectifs en vrac, sans bouchons, sans filtres de protection, le cauchemar quoi. Quand on préparait les bains photos, quelques poudres sur un papier coloré, il faisait une lumière : une exposition ! Quand on déroulait et découpait des fonds, une petite préparation, un aménagement, quelques clichés : encore une exposition. Un œil en alerte ! Dès que l'on touchait quelque chose, que l'on discutait, qu'on lui présentait quelqu'un, qu'on allait quelque part, l'œil pensait. Des réussites, quelquefois. Du talent, certainement. De la technique, un peu. Des préoccupations techniques, très peu.

Vous êtes des passionnés de photographie ? De technique ? De matériel ? N'oubliez pas pourquoi vous en êtes venu à la photographie. Pas pour claquer vos économies. Pour faire des images, de bonnes images, qui se contentent de quelques paires de lignes en moins au millimètre. Comme disait la publicité : si vous voyez la différence, payez la différence. Alors un léger réchauffement à 300 mm, un petit vignettage sur le 24mm ou une distorsion en barillet à peine perceptible sur le zoom ne doivent pas vous priver du plaisir de faire des images.


par p.c. publié dans : Conseils au débutant
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Vendredi 1 février 2008
- La règle des tiers :

Il est habituel de parler de la règle des tiers en composition photographique. Il s’agit de diviser mentalement le cadre de l’image en trois parties verticales et en trois parties horizontales. Les intersections sont réputées "points forts" de la composition. On place les éléments importants sur ces points forts, on place les lignes du sujet (horizon pour un paysage, ligne des yeux pour un portrait etc.) sur les lignes des tiers afin de créer une tension. Car la symétrie ou le centrage peuvent paraître comme une absence de tension dans la composition.

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La règle des tiers appliquée à un cadre 24×36

- La règle des tiers, une demi-mesure ?

On peut théoriser sur le nombre d’or ou la divine proportion, la règle des tiers n’est qu’une béquille : Connaissez-la et oubliez-la ! Elle n’apprend pas à marcher, elle n'aide qu'à se tenir debout. Gardez l’œil frais, libérez-vous des habitudes, frottez-vous les yeux à la toile émeri comme le préconisait un photographe réputé (si vous trouvez la référence, merci de me l’indiquer !).

Un conseil : oubliez votre sujet ! Si vous regarder votre petite amie, les fleurs de votre jardin ou le petit dernier à travers votre appareil, vous n’y verrez que votre petite amie, les fleurs de votre jardin ou le petit dernier. Il faut apprendre à y voir une image de votre petite amie, une image des fleurs de votre jardin ou une image du petit dernier. La vision est sélective et trompeuse (voir article : "Nos yeux nous trompent") et se focalise sur ce qui vous importe : quand vous lisez, vous ne voyez plus la pièce qui vous entoure et pourtant elle est encore dans votre champ visuel. L’appareil photographique est neutre, il en voit plus que nous car il n’est pas sélectif. C’est la différence entre voir et photographier.

C’est un processus important en photographie : la pré-visualisation de l’image (c’est encore plus important pour la pratique du noir et blanc). Grâce à la pré-visualisation, quand vous photographierez un proche il ne deviendra pas un personnage perdu dans la photographie finale. Si vous n’avez d’yeux que pour votre sujet vous n’en avez plus pour la photo ! Le temps du cadrage, oubliez le rapport affectif à votre sujet, transformez-le en rapport visuel. On raconte que Henri Cartier-Bresson regardait parfois les tirages photographiques à l’envers : une façon d’évaluer la composition sans que le sujet n’intervienne.

Apprenez également à vous méfier de l’autofocus ou de la mesure centrale de l’exposition qui incite à centrer le sujet. La pré-visualisation vous permettra de mieux percevoir les arrières plans (lignes électriques, panneaux etc.) en ne restant pas focalisé sur votre sujet. Servez-vous des éléments parasites dans votre composition quand vous ne pouvez pas les dissimuler, déplacez-vous, baissez-vous, en un mot : cadrez !

- La décomposition photographique :

Laissez faire votre sensibilité, votre culture de l’image, inventez vos propres règles. Les règles de composition ne sont pas un préalable à l’image, elles en sont une conséquence (voir article : "Des règles en photographie"). Laissez votre instinct vous guider : en photographie la composition se fait dans l’instant, elle n’est pas le fruit d’une réflexion mais celui d’une sensibilité et d’une culture.


par p.c. publié dans : Conseils au débutant
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Mercredi 30 janvier 2008
Les trois couleurs primaires :

- Le jaune :

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- Le magenta (rouge) :

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- Le cyan (bleu) :

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Les trois couleurs secondaires :

- Le violet (magenta + cyan), complémentaire du jaune :


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- Le vert (jaune + cyan), complémentaire du magenta :


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- Le orange (jaune + magenta), complémentaire du cyan :

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Les couleurs tertiaires (primaire + secondaire) :

- Le vert chartreuse (jaune + vert) parfois dénommé soufre par les peintres :

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- Le doré (jaune + orange) parfois dénommé safran
par les peintres :

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- Le pourpre (rouge + violet) parfois dénommé grenat
par les peintres :

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- L'écarlate (rouge + orange) parfois dénommé capucine
par les peintres :

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- L'indigo (bleu + violet) parfois dénommé campanule
par les peintres :

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- Le turquoise (bleu + vert) :

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Le mélange d'une couleur et de sa complémentaire donne le gris neutre
.

Et vous venez ainsi de réviser l'essentiel de la théorie des couleurs grâce à Google ! :-)

par p.c. publié dans : Conseils au débutant
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Mai 2008
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