Mercredi 26 mars 2008
Pour des raisons indépendantes de ma volonté le blog n'est plus mis à jour depuis quelque temps et je n'ai plus le loisir de répondre aux commentaires. Je vous prie de m'en excuser.
A bientôt,
p.c.

par p.c.
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Dimanche 9 mars 2008
Tel objectif qui pique moins sur les bords à 5.6, telle cellule qui mesure au 1/16 de diaphragme... Je suis parfois perplexe devant les préoccupations qui taraudent certains débutants. Je ne renie pas l'intérêt pour le matériel, je m'inquiète d'une tendance bien alimentée par le marketing et la publicité.

Les images de Curtis,
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Strand,
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Lange,
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Hine...
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Quelle technique ? Quel piqué ? Quelle cellule ? Combien de paires de ligne par millimètre ? Et pourtant, quelle qualité ! Quelle émotion ! Certaines plaques autochromes sont des chefs-d’œuvre. Votre matériel est-il moins performant ? Votre cellule ? Votre bracket automatique ? Votre mesure multizone ? Votre flash TTL ? Il est louable d'améliorer le rapport signal/bruit : à cet égard, le dernier album de Michael Youn est un chef-d’œuvre en comparaison des premiers albums de Miles Davis ou de Sarah Vaughan. La comparaison s'arrête là. La technique au service de l'expression, pas comme fin en soi.

Il est utile et même indispensable de se préoccuper du matériel. Les débutants sont logiquement amenés à se poser de nombreuses questions. Mais l'excès tue. Beaucoup de réponses proviennent de la pratique. Oui, vos Olympus, Canon, Nikon, Minolta, sont suffisants pour faire de bonnes images. Un Holga aussi. Un sténopé. Un jetable pendant qu'on y est !
Vous avez le droit d’aimer le beau matériel mais il n’est pas indispensable. Est-ce que ceux qui achètent des Rollex le font vraiment parce qu'elles donnent mieux l'heure qu'une montre à 10 balles... ?

Mon professeur de photographie aurait donné des frissons à beaucoup : un vieux Pentax dans un sac en skaï (pas le dernier Domke à 200 euros), les objectifs en vrac, sans bouchons, sans filtres de protection, le cauchemar quoi. Quand on préparait les bains photos, quelques poudres sur un papier coloré, il faisait une lumière : une exposition ! Quand on déroulait et découpait des fonds, une petite préparation, un aménagement, quelques clichés : encore une exposition. Un œil en alerte ! Dès que l'on touchait quelque chose, que l'on discutait, qu'on lui présentait quelqu'un, qu'on allait quelque part, l'œil pensait. Des réussites, quelquefois. Du talent, certainement. De la technique, un peu. Des préoccupations techniques, très peu.

Vous êtes des passionnés de photographie ? De technique ? De matériel ? N'oubliez pas pourquoi vous en êtes venu à la photographie. Pas pour claquer vos économies. Pour faire des images, de bonnes images, qui se contentent de quelques paires de lignes en moins au millimètre. Comme disait la publicité : si vous voyez la différence, payez la différence. Alors un léger réchauffement à 300 mm, un petit vignettage sur le 24mm ou une distorsion en barillet à peine perceptible sur le zoom ne doivent pas vous priver du plaisir de faire des images.


par p.c. publié dans : Conseils au débutant
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Dimanche 9 mars 2008
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par p.c. publié dans : Images du jour
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Dimanche 9 mars 2008
"Tel celui que j'aperçus un tantôt dans notre "hall" à l'heure où les épreuves sont soumises à la clientèle, sensiblement exacte à ce rendez-vous quotidien. Par les petits groupes tout absorbés sur leurs épreuves respectives, j'allais de l'un à l'autre, donnant ma consultation. A celui-ci arrivé :
- Et vous, monsieur, voulez-vous que je vienne vous aider à être sévère ? D'abord, comment vous trouvez-vous ?
- Mais pas mal, monsieur. Je suis content.
- Permettez-moi de voir... Je regarde les deux épreuves - je relève les yeux sur le modèle... C'était l'épreuve d'un autre qu'il tenait en main - et dont il était "satisfait"..."

"Eh bien, j'ai trouvé plus fort : une autre fois j'ai fait coup double !
[...]
Alors donc, deux messieurs, départementaux, sont venus poser de compagnie et ils reviennent de compagnie voir leurs épreuves. Selon le rite invariable, l'employé a remis à l'un les épreuves de l'autre, à l'autre les épreuves de l'un.*
Ils sont l'un et l'autre depuis un bon moment silencieusement braqués, chacun de son côté, sur ces images.
J'interviens :
- Eh bien, messieurs, êtes-vous satisfaits ? Avez-vous choisi ?
Tous deux à l'égal se disent content.
- ... Seulement, me fait observer l'un, tout timidement, il me semblait que... que je n'avais pas de moustaches ?...
Je regarde l'image, je regarde l'homme, je regarde son ami... Chacun des deux tenait le portrait de l'autre - et s'y reconnaissait !!!"

Quand j'étais photographe, Nadar.

*chez Nadar c'était une astuce pour que l'instant de la révélation de la photographie soit atténué : normalement, en inversant les portraits, chacun trouvait l'image de l'autre admirable de ressemblance et de qualité.

par p.c. publié dans : Histoires de photographie
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Samedi 8 mars 2008
Pour la journée internationale des femmes, une belle vidéo de eggman913 (d'autres vidéos de eggman913 sur http://fr.youtube.com/user/eggman913 ou sur http://www.myspace.com/eggman913 ).
Ce n'est pas de la photographie, juste de la belle image.



http://www.youtube.com/watch?v=nUDIoN-_Hxs&locale=en_US&persist_locale=1

par p.c. publié dans : Divers
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