Samedi 9 février 2008
La rétine de l'oeil compte deux types de cellules photosensible : les cônes et les bâtonnets.
Les bâtonnets sont beaucoup plus sensibles à la lumière que les cônes. C’est pourquoi, quand il y a peu de lumière, seuls les bâtonnets participent à la vision (vision scotopique). A l’inverse en pleine lumière du jour se sont les cônes qui sont les plus actifs (vision photopique).
Mais il existe une autre différence entre les deux types de photorécepteurs. Les cônes sont sensibles aux couleurs alors que les bâtonnets ne le sont qu’au noir et au blanc.
La vision noir et blanc n'est donc pas seulement une abstraction photographique, elle est l'expression d'une réalité anatomique.
Faire du noir et blanc c'est souvent le choix de montrer le monde comme on le ressent plutôt que de le montrer comme il apparaît. Le noir et blanc crée une distance avec le réel. C'est grâce à cette distance que le photographe s'exprime plus directement sur lui que sur ce qu'il montre, sur la partie cachée plutôt que sur la partie en pleine lumière. Comme l'écrivait Alain Bergala, “ce qui se dit d'important avec une photo n'est pas forcément dans l'importance de ce qu'elle montre" (Raymond Depardon, Correspondance new-yorkaise. Alain Bergala, Les absences du photographe, Libération/Editions de l'Etoile, 1981).

Les bâtonnets sont beaucoup plus sensibles à la lumière que les cônes. C’est pourquoi, quand il y a peu de lumière, seuls les bâtonnets participent à la vision (vision scotopique). A l’inverse en pleine lumière du jour se sont les cônes qui sont les plus actifs (vision photopique).
Mais il existe une autre différence entre les deux types de photorécepteurs. Les cônes sont sensibles aux couleurs alors que les bâtonnets ne le sont qu’au noir et au blanc.
La vision noir et blanc n'est donc pas seulement une abstraction photographique, elle est l'expression d'une réalité anatomique.
Faire du noir et blanc c'est souvent le choix de montrer le monde comme on le ressent plutôt que de le montrer comme il apparaît. Le noir et blanc crée une distance avec le réel. C'est grâce à cette distance que le photographe s'exprime plus directement sur lui que sur ce qu'il montre, sur la partie cachée plutôt que sur la partie en pleine lumière. Comme l'écrivait Alain Bergala, “ce qui se dit d'important avec une photo n'est pas forcément dans l'importance de ce qu'elle montre" (Raymond Depardon, Correspondance new-yorkaise. Alain Bergala, Les absences du photographe, Libération/Editions de l'Etoile, 1981).





